[FR] Compte-titres en Corée du Sud : pourquoi faut-il fournir son numéro fiscal TIN ?
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| Ouverture d'un compte-titres coréen depuis l'étranger : comprendre le TIN avant de commencer |
Vous vivez à l'étranger et souhaitez ouvrir un compte-titres en Corée du Sud pour investir dans des actions, des ETF ou d'autres produits financiers coréens.
La procédure semble simple.
Vous vérifiez votre identité, téléchargez votre passeport et remplissez le formulaire d'ouverture.
Puis une question inattendue apparaît :
« Veuillez indiquer votre numéro d'identification fiscale (TIN). »
Beaucoup de candidats se demandent immédiatement :
« J'ouvre un compte en Corée. Pourquoi une société de courtage coréenne a-t-elle besoin de mon numéro fiscal de mon pays de résidence ? »
La réponse se trouve dans les règles internationales d'échange d'informations fiscales.
Le courtier ne vérifie pas seulement votre identité. Il doit également déterminer dans quel pays vous êtes considéré comme contribuable.
Une idée reçue très répandue
Beaucoup pensent que le passeport suffit.
Après tout, il indique votre nom, votre nationalité et votre identité.
Mais un passeport ne permet pas de déterminer à lui seul votre résidence fiscale, c'est-à-dire le ou les pays qui vous considèrent comme résident fiscal selon leur propre législation.
Une personne peut posséder une nationalité et être imposable dans un autre pays.
Certaines peuvent même avoir des liens fiscaux avec plusieurs juridictions.
C'est pourquoi une société de courtage coréenne ne peut pas se baser uniquement sur le passeport.
Ce que prévoient les règles internationales
Les établissements financiers coréens participent à deux grands dispositifs internationaux d'échange d'informations fiscales.
Le FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act) concerne principalement certaines obligations liées aux contribuables américains.
Le CRS (Common Reporting Standard), élaboré par l'OCDE, permet aux juridictions participantes d'échanger automatiquement certaines informations sur les comptes financiers.
Pour appliquer ces règles, les établissements financiers peuvent demander au client de remplir une Self-Certification, c'est-à-dire une déclaration indiquant son ou ses pays de résidence fiscale.
Cette déclaration demande également, lorsque cela est applicable, le TIN (Taxpayer Identification Number) délivré par le pays concerné.
Chaque établissement applique ces obligations conformément à la réglementation et à ses propres procédures de conformité.
Pourquoi le courtier demande-t-il votre résidence fiscale ?
Imaginons un Coréen installé depuis plusieurs années en Australie.
Il ouvre un compte-titres auprès d'une société de courtage coréenne.
Pendant la procédure en ligne, un champ demande son Australian Tax File Number.
Sa première réaction est souvent :
« J'investis en Corée, pas en Australie. Pourquoi dois-je indiquer un numéro fiscal australien ? »
Il décide alors de laisser cette rubrique vide.
Quelques jours plus tard, le courtier lui demande des explications complémentaires avant de poursuivre l'ouverture du compte.
Cela ne signifie pas que la demande est rejetée.
Le courtier doit simplement disposer des informations nécessaires pour terminer les vérifications prévues dans le cadre du FATCA ou du CRS.
Nationalité et résidence fiscale sont deux notions différentes
Dans la plupart des pays participant au CRS, la résidence fiscale est déterminée selon la législation fiscale nationale et non selon la nationalité.
Par exemple, un citoyen coréen vivant et travaillant au Canada depuis plusieurs années peut être considéré comme résident fiscal canadien.
Les États-Unis appliquent un système particulier dans le cadre du FATCA, car la citoyenneté américaine peut entraîner des obligations fiscales spécifiques.
Lors de la Self-Certification, il est donc important de déclarer sa véritable résidence fiscale plutôt que de choisir un pays uniquement parce qu'il figure sur le passeport.
Qu'est-ce qu'un TIN ?
Le TIN (Taxpayer Identification Number) est le numéro utilisé par un pays pour identifier un contribuable.
Son nom varie selon les juridictions.
Par exemple :
- États-Unis : Social Security Number (SSN) ou Individual Taxpayer Identification Number (ITIN)
- Canada : Social Insurance Number (SIN)
- Australie : Tax File Number (TFN)
Le numéro accepté dépend du système fiscal du pays de résidence déclaré.
Il ne faut jamais saisir un numéro approximatif, provisoire ou sans rapport avec votre situation simplement pour terminer le formulaire.
Que se passe-t-il si vous ne possédez pas de TIN ?
Tous les pays ne délivrent pas un TIN de la même manière.
Certains n'en attribuent pas à certaines catégories de résidents.
D'autres prévoient des situations où ce numéro n'est pas utilisé.
Lorsque les règles le permettent, la Self-Certification offre généralement la possibilité d'expliquer pourquoi aucun TIN ne peut être fourni.
Cette explication doit correspondre à la situation réelle prévue par la législation du pays concerné.
En revanche, oublier son numéro, ne pas l'avoir encore demandé ou choisir l'option « TIN non disponible » par facilité ne constitue pas automatiquement une justification valable.
Dans ce cas, le courtier peut demander des informations ou des documents complémentaires avant de poursuivre l'examen du dossier.
