[FR] Les 100 millions de wons du visa D-8 doivent-ils rester sur le compte bancaire ?

 

Un entrepreneur examine les dépenses et les documents financiers d'une société créée en Corée.
Le capital d'une société doit être utilisé pour l'activité de l'entreprise et pouvoir être expliqué par des documents.

Ce que les entrepreneurs étrangers doivent comprendre avant d'utiliser leur capital en Corée

« Si j'utilise les 100 millions de wons après avoir obtenu mon visa D-8, est-ce que je risque de perdre mon visa ? »

Cette question inquiète de nombreux entrepreneurs étrangers qui préparent la création d'une société en Corée du Sud.

Beaucoup pensent que les 100 millions de wons investis doivent rester en permanence sur le compte bancaire de l'entreprise.

Par crainte de voir le solde diminuer, certains fondateurs hésitent alors à louer un bureau, acheter du matériel ou recruter leurs premiers salariés.

En réalité, la question essentielle n'est généralement pas de savoir si l'argent a été dépensé.

Elle est plutôt de savoir :

comment il a été utilisé, pour quelle raison et avec quels justificatifs.

Imaginez un entrepreneur français qui crée une société de logiciels à Séoul.

Il transfère 100 millions de wons en Corée, accomplit les formalités liées à l'investissement étranger et obtient son statut de séjour D-8.

Quelques semaines plus tard, l'entreprise doit verser un dépôt de garantie, acheter des ordinateurs et payer ses premières dépenses.

Une inquiétude apparaît immédiatement :

« Si le compte descend sous les 100 millions de wons, mon visa sera-t-il en danger ? »

Cette peur est extrêmement fréquente.

Elle repose pourtant sur une confusion entre capital d'entreprise et argent qui devrait rester immobilisé sur un compte bancaire.


Official Guidance

Dans le cadre du Foreign Investment Promotion Act, la loi coréenne sur la promotion de l'investissement étranger, un investissement étranger relevant généralement du cadre utilisé pour le statut D-8-1 (Corporate Investment) implique notamment un investissement d'au moins 100 millions de wons et l'acquisition d'au moins 10 % des actions avec droit de vote ou des parts de la société coréenne.

L'octroi ou la prolongation du statut de séjour reste toutefois soumis à l'examen des autorités compétentes.

Les textes et guides officiels consultés définissent principalement le montant de l'investissement, la participation acquise et les formalités d'enregistrement. Ils ne présentent pas ce capital comme une somme devant rester définitivement inutilisée sur le compte de la société.


Executive Commentary

Voici le premier point important :

les 100 millions de wons constituent du capital destiné à l'activité de l'entreprise, et non une caution bancaire à laquelle il serait interdit de toucher.

Une société réelle doit engager des dépenses.

Elle doit parfois :

  • louer des locaux ;
  • acheter du matériel ;
  • acquérir des stocks ;
  • payer des logiciels ;
  • rémunérer des salariés ;
  • financer son fonctionnement quotidien.

Un capital qui sert à développer une activité n'a donc pas, par nature, vocation à rester entièrement inutilisé.

Cela ne signifie toutefois pas que le dirigeant peut déplacer librement l'argent comme s'il se trouvait encore sur son compte personnel.

Une fois apportés à la société, les fonds doivent être gérés comme de l'argent appartenant à l'entreprise.


Peut-on utiliser le capital pour payer les dépenses de l'entreprise ?

Dans de nombreuses situations, oui.

Des dépenses ordinaires et documentées peuvent notamment concerner :

  • le dépôt de garantie et le loyer des locaux ;
  • le mobilier et l'aménagement du bureau ;
  • les ordinateurs et logiciels ;
  • les stocks et matières premières ;
  • les dépenses de marketing ;
  • les salaires et autres frais de fonctionnement.

La liste exacte dépend naturellement de l'activité exercée.

Le principe pratique est simple :

La dépense doit avoir un lien compréhensible avec l'activité de la société et pouvoir être expliquée par des documents.

Prenons un exemple.

Une entrepreneuse installée à Lyon ouvre une petite société de commerce en ligne à Séoul.

Après l'immatriculation, elle utilise une partie du capital pour louer un espace de travail, acheter du matériel et constituer son premier stock.

Le solde bancaire diminue.

Mais les fonds ne se sont pas évaporés.

Ils ont été transformés en dépenses nécessaires au lancement de l'activité.

La véritable question devient alors :

Peut-elle démontrer clairement où l'argent est allé et pourquoi ces dépenses étaient nécessaires ?


Official Guidance

Dans le cadre de certaines procédures administratives liées à l'investissement ou au renouvellement du statut de séjour, des documents complémentaires peuvent être demandés afin d'apprécier la réalité de l'activité de l'entreprise et l'utilisation du capital.

Les pièces utiles peuvent notamment inclure :

  • les relevés bancaires de la société ;
  • les factures et reçus ;
  • le contrat de location ;
  • les documents comptables et fiscaux ;
  • des photographies des locaux ;
  • d'autres éléments permettant d'expliquer le fonctionnement réel de l'entreprise.

Les documents précisément demandés peuvent varier selon la situation de chaque société et les instructions administratives applicables au moment de la demande.


Executive Commentary

Une deuxième erreur fréquente consiste à penser :

« J'ai transféré 100 millions de wons une fois. Le reste ne concerne plus l'administration. »

Ce raisonnement est trop simple.

Lors d'une demande de prolongation, des documents relatifs à l'entreprise et à ses activités peuvent être examinés, et des pièces supplémentaires peuvent être demandées selon les circonstances du dossier.

L'objectif est généralement de comprendre si l'entreprise exerce une activité réelle.

Le solde bancaire peut faire partie de l'ensemble du dossier, mais il ne résume pas à lui seul la réalité de l'investissement.

Autrement dit, une entreprise qui a dépensé une partie de son capital pour fonctionner n'est pas nécessairement en difficulté.

En revanche, une entreprise incapable d'expliquer d'importants retraits ou transferts peut susciter davantage de questions.


Que se passe-t-il si le dirigeant retire l'argent pour son usage personnel ?

C'est ici que la situation devient plus délicate.

Le fondateur peut être l'actionnaire principal, voire l'unique propriétaire de la société.

Cela ne signifie pas pour autant que le compte bancaire de l'entreprise est son compte personnel.

Un transfert important vers le compte privé du dirigeant, sans justification professionnelle claire ni documents appropriés, peut être difficile à expliquer ultérieurement.

Il faut toutefois éviter une autre exagération :

une opération isolée ne permet pas, à elle seule, d'affirmer automatiquement qu'un visa sera refusé ou annulé.

L'analyse dépend toujours de l'ensemble de la situation, de la nature des opérations et des explications fournies.

La prudence consiste donc à ne pas confondre :

  • une dépense professionnelle ;
  • une rémunération correctement déclarée ;
  • un remboursement justifié ;
  • une opération entre la société et son dirigeant ;
  • et un retrait personnel sans explication.

Ces opérations n'ont ni la même fonction ni nécessairement les mêmes conséquences.


Quels justificatifs faut-il conserver ?

Il est généralement utile de conserver :

  • les relevés bancaires de l'entreprise ;
  • les contrats de location ;
  • les factures et reçus ;
  • les contrats conclus avec les fournisseurs ;
  • les justificatifs d'achat de matériel ;
  • les documents comptables et fiscaux ;
  • les explications relatives aux opérations inhabituelles.

Une dépense peut être parfaitement légitime tout en devenant difficile à expliquer si aucun document n'a été conservé.

À l'inverse, un dossier bien organisé permet de reconstituer clairement l'utilisation du capital de l'entreprise.


Ce qu'il faut retenir

Les 100 millions de wons liés à un investissement D-8-1 ne sont pas présentés comme une somme qui devrait rester intacte pour toujours sur le compte bancaire de l'entreprise.

Ils constituent un capital destiné à soutenir une activité réelle.

Mais dès que l'argent appartient à la société, il doit être utilisé et géré comme de l'argent de la société.

La règle pratique peut se résumer ainsi :

Utiliser les fonds pour des besoins professionnels réels et conserver les documents permettant d'expliquer les principales opérations.


Questions à se poser avant de consulter un professionnel

  • La dépense envisagée correspond-elle réellement à l'activité déclarée de la société ?
  • Quels justificatifs devons-nous conserver ?
  • Comment les opérations entre la société et son dirigeant doivent-elles être documentées ?
  • Certaines dépenses peuvent-elles être interprétées comme des retraits personnels ?
  • Les documents de la société permettent-ils d'expliquer clairement l'utilisation du capital ?
  • Quels documents seront probablement demandés lors de notre renouvellement de statut ?

Comprendre cette structure permet d'avoir une discussion beaucoup plus efficace avec l'administration de l'immigration, un comptable, un conseiller fiscal ou un professionnel chargé de la création de l'entreprise.


Date d'application

Informations vérifiées en juillet 2026.

Fact-Check Materials Used

  • Foreign Investment Promotion Act
  • Enforcement Decree of the Foreign Investment Promotion Act
  • Invest Korea Foreign Investment Guide
  • Invest Korea Guide to Establishing a Business in Korea
  • Informations administratives relatives au statut Corporate Investment (D-8)

Official Sources

  • Ministry of Trade, Industry and Energy
  • Invest Korea (KOTRA)
  • Korea Immigration Service
  • Korea Law Information Center

Disclaimer

Cet article est un guide de compréhension préalable fondé sur des informations publiques et officielles. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni un conseil migratoire, ni un conseil en investissement.

Les exigences applicables au statut D-8 et aux demandes de prolongation peuvent varier selon la situation de chaque entreprise. Il est recommandé de vérifier les questions importantes auprès des autorités compétentes ou de professionnels qualifiés avant de prendre une décision.


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